« Femmes Couleuvres et Jazz d’amour » Alizée Pichot

Je voudrais écrire sur toutes ces choses qui se chevauchent en moi. 

Je voudrais faire part des émotions contraires, des vents secouant l’équilibre précaire de mes sentiments. Perceptions assouplies par une joie fragile, souvent balayée par les sombres nuages du doute. 

Alors je sème, les graines de cet état un peu partout en espérant des fleurs, que leur odeur m’assaille au passage d’une ruelle, que leurs couleurs me plaisent, de loin, d’un regard détaché, je les verrais et je les aimerais. Fleurs de mon cœur dans lesquelles je m’égare. 

Fleurs-femmes, je songe à vous dans mon sommeil et dans mes larmes. Je vous vois, parfois, plier sous la pluie de haine qui perce nos bulles, souvent, trop, dans une violence sourde et muette, personne ne nous épargne, nos pétales se fanent mais notre substance reste, essence fleuve qui coule partout. 

Immortelles roses les femmes ne se soumettent qu’à elles-mêmes quand la force leur manque. Elles cherchent dans le ciel des signes, des pastels qui dessinent les courbes de nos tourments au crépuscule et à l’éveil. Dans chaque moment l’espoir aspire à rêver plus haut à rêver plus grand, à choisir le bien plutôt que le maussade, à chaque virage nous croyons à l’aubaine, au vrai, au son de nos entrailles jaillissant de bonheur, nous espérons la flamme !

Femmes-couleuvres glissent sur mes charmes et je perds 
Mon sang froid

Ma plume,
J’ai froid en dehors
Mais je brûle en dedans
Quel est ce poison qui m’entraîne

Le choix de l’écriture,

Je change 
Je cherche la luxure 
Le calme 
De l’esprit 
Passe,

Avant la tempête
Les corps s’embrasent
S’embrassent
Le monde
Ne bat plus que pour nous, 
Les femmes.

 

À la ligne je reprends, je pousse les limites mais je les vois, finalement, elles ne sont pas si loin. 

Dans le grand champ de mes mots je guette son passage, celui de la fine herbe, du brin de blé volant jusqu’à frôler mes peines, ma belle, ô ma puissante, toi, mon inspiration. 

Tu viens aux abords de mon être, tu me touches, tu me caresses, et je joue à te trouver dans les recoins, dans les fenêtres

Ouvertes, sur le temps, dans les trous, dans les failles, dans les perceptions, les sens, dans le creux des tensions. Le temps file, il se fait tard, mais écrire dans la chaleur du soir, quel délice, ivresse de la liberté. 

Femme qui écrit est fière de sentir en ses doigts la force de l’action, le choix, délibéré de raconter 

Sa vie, 

Son cœur, 

Ses drames 

Pourvu que ce soit lu par des yeux innocents, des yeux rancœurs, de malaise ou bien de déraison, 

Qu’importe, ils existent maintenant, doivent respirer et s’étendre, comme le parfum des fleurs, comme la brise de printemps et celle chaude et collante de l’été, 

Déjà là, 

Il est temps de comprendre que les minutes avancent ma belle pourquoi es tu pressé 

Le jazz emmène mes mots dans un au-delà que je veux connaître 

Je sens en moi les cordes vibrer 

Les percussion sauter de leur immenses ailes 

Entre mes épaules et mon cœur

La musique s’emballe j’ai perdu le fil 

Et alors. 

.

Rythme se ralentit retrouverai-je mes esprits pendant que sur le piano les notes se cherchent 

Les cymbales font l’amour tout en souplesse, 

La basse toussote puis se reprend, 

Intervient de temps en temps la sagesse de ses cordes 

S’entend, tu la sens ? 

Sobre, froide susurrante la basse chatouille mes recoins 

Le piano revient ne se laissera pas faire

Pas emporté par la basse qui veut montrer sa place

.

Silence, 

Non 

Fièvre de l’harmonie trop belle pour être écrite

Mélowoman

Sourit, elle écoute et les mots comme la musique passent de la prose 

Jusqu’à la poésie 

Quel est ce jeu ? 

Le jeu des mots et des images 

Applaudissements, la foule est en liesse 

C’est beau et ça s’appelle le Jazz. 

 

Alizée Pichot, 29 juin 2019

 

 

 

 

 

 

 

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